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Guadeloupe
Le LKP appelle
à la grève générale le 26 octobre !
mardi 19 octobre
2010
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C’est la détermination de tous
les travailleurs, des autres forces sociales et de notre peuple dans la lutte qui a donné au LKP sa
légitimité et son autorité et qui a permis de mettre en avant des perspectives de changement et d’arracher l’accord BINO et les accords du 4 mars en obligeant l’Etat français, le grand patronat,
les politiques dirigeant les collectivités locales à négocier.
PÈP GWADLOUP DOUBOUT !
Pwofitasyon pé ké chouké an péyi an
nou
Mawdi 26 oktòb 2010 : GRÈV
JÉNÉRAL !
Ansamn ansanm an la ri la avè Pèp
Mawtinik é Pèp Giyan !
Les organisations syndicales,
le LKP,
en Guadeloupe, le K5F en Martinique, les organisations de Guyane appellent les travailleurs et les peuples de ces dernières colonies de l’Etat français à se mobiliser menm jou la, an menm tan, le
26 octobre 2010.
Depuis des mois, l’Etat français, les
collectivités, le grand patronat ont entrepris une action de sabotage en règle et une propagande insidieuse pour se venger, piétiner les accords signés en février et mars 2009. Ils entendent
ainsi nous démoraliser, nous terroriser par la répression envers les militants syndicalistes notamment et tentent sans succès de faire croire que notre grand mouvement de masse de janvier,
février et mars 2009 n’aurait servi à rien !
26
OKTÒB 2010 : NOU KÉ MONTRÉ YO AN KI JAN TRAVAYÈ É PÈP GWADLOUP KA DÉBOULÉ AN LA RI LA.
Oui, nous avons gagné nos principales
revendications malgré la contre offensive de la Pwofitasyon. Nous avons obtenu : 200 euros d’augmentation pour les salaires les plus bas, des baisses de prix des produits de première
nécessité, le gel des loyers pour un an, la baisse du prix des carburants, des baisses dans le secteur du téléphone et d’Internet, la création et des crédits pour un « Bureau d’Etudes
Ouvrières », des diminutions d’impôts locaux, une prime de 100 euros pour 80.000 foyers, des aides pour les personnes âgées et handicapées… L’Etat et les collectivités locales ont pris des
engagements avec le LKP sur
165 points de la plate forme cosignés le 4 mars 2009 dans les domaines de la culture, de la pêche, de l’agriculture. Maintenant il faut continuer à agir fermement pour que ces engagements soient
respectés totalement. Oui, nous avons gagné une forte conviction, celle de constituer dorénavant une force, une masse déferlante qui peut faire trembler l’Etat français, ses représentants locaux
et le grand patronat.
SIGNATI A YO É MAKAKRI
SÉ MENM BITEN, RESPEKTÉ GWADLOUPÉYEN !
La mobilisation constante des
travailleurs a permis la mise en œuvre d’une partie de ces accords. Mais beaucoup de points n’ont pas été respectés par l’Etat et les collectivités : ils refusent de réunir le comité de
suivi des accords malgré plusieurs courriers du LKP en
ce sens, le plan d’urgence pour l’emploi des jeunes n’a jamais vu le jour, l’accord Bino a été tronqué, le prix de l’eau n’est toujours pas harmonisé, le fonds spécial pour les minimum vieillesse
et les adultes handicapés a été détourné de son objectif premier et distribué sous forme de prime de 100 € aux allocataires suivant une politique de sopoudraj/vèglaj, les prix des carburants ont
connu trois augmentations et.. une baisse ridicule, les crédits du « Bureau d’Etudes Ouvrières » n’ont pas été versés malgré le dépôt du dossier demandé.
Les prix repartent à la hausse effrénée.
Partout la population est aux abois ! Les attaques pleuvent contre le niveau de vie de la population : recul de l’âge de la retraite à 62 ans, augmentation du prix de l’électricité,
déremboursements en masse des médicaments, augmentation des impôts sous plusieurs formes. A cela il faut encore ajouter le chômage des jeunes de 18 à 25 ans, qui dépasse les 59%, les
licenciements, la responsabilité écrasante de l’Etat et des capitalistes dans l’empoisonnement de la population au Chlordécone et l’épidémie de dengue, sans compter les économies criminelles
réalisées sur la santé publique et sur l’éducation de nos enfants (fermetures de postes d’enseignants, menace sur l’emploi des enseignants contractuels et vacataires, fermeture de 249 emplois
aidés)".
Et pendant ce temps, l’Etat continue
d’arroser les pwofitan. Ainsi, les compagnies pétrolières, la SARA, Total ont reçu en tout et pour tout 175 millions d’euros pour compenser leurs soi-disant pertes, avec de l’argent public (lajan
a enpo an-nou !). Le même Total a réalisé des bénéfices nets de 21, 8 milliards d’euros en deux ans : De quelles pertes parle-t-on ?
TRAVAYÈ ! FO NOU
MÈT NOU DOUVAN DOUVAN ADAN LALIT !
Lors du mouvement de masse de 2009, les
travailleurs, les chômeurs, les enseignants, les paysans, les marins pécheurs et tout séla ki ka pwan fè anba pwofitasyon se sont unis, ansanm ansanm, dans la lutte contre la pwofitasyon.
C’est à partir du mouvement de
grève général déclenché par les travailleurs que s’est construite l’unité de toutes les couches populaires victimes des capitalistes exploiteurs et de l’état colonial ; C’est la
détermination de tous les travailleurs, des autres forces sociales et de notre peuple dans la lutte qui a donné au LKP sa
légitimité et son autorité et qui a permis de mettre en avant des perspectives de changement et d’arracher l’accord BINO et les accords du 4 mars en obligeant l’Etat français, le grand patronat,
les politiques dirigeant les collectivités locales à négocier.
Aujourd’hui que l’Etat colonial et le
grand patronat avec la complicité de certains de nos politiques tentent de réinstaller leur pwofitasyon et de réprimer le mouvement syndical, c’est autour de travailleurs en grève générale que
doit s’organiser la résistance à cette politique et l’offensive de toutes les couches populaires et forces sociales et culturelles, pour non seulement exiger le respect des accords signés et
l’arrêt de la répression mais aussi la poursuite des négociations sur la plate forme de revendications du LKP pour
de nouvelles perspectives de changements.
Article publié par le site québécois: "Presse-toi à gauche"
OUI,
A L’ALLIANCE NECESSAIRE DES TRAVAILLEURS SALARIES, DES PETITS PRODUCTEURS ET TRAVAILLEURS INDEPENDANTS.
GWADLOUP PÉKÉ KONSTWI SAN TRAVAYÈ É SAN PRODIKTÈ
La mobilisation de 2009 a montré que les
petits producteurs paysans, pêcheurs, artisans, petits commerçants, ont bien su choisir leur camp en se plaçant aux côtés des masses laborieuses en lutte. Et eux aussi doivent continuer à lutter.
L’alliance des travailleurs salariés et des petits producteurs en lutte doit permettre, par exemple, aux banques d’accorder des crédits accessibles, d’obliger l’Etat à prendre en charge certains
frais d’infrastructure, de recherche etc.
En particulier, dans le domaine
agricole, les meilleures terres doivent être mises à la disposition des petits paysans ainsi que les moyens matériels pour installer des exploitations viables pour un secteur agricole productif
au bénéfice de notre peuple ! Il est inacceptable de poursuivre une politique d’alimentation basée essentiellement sur l’importation de la majorité de nos besoins alimentaires ! C’est
un état de dépendance inacceptable qui entraine aussi le développement de maladies comme l’hypertension, le diabète et l’obésité, surtout chez les jeunes enfants, qui se nourrissent trop souvent
de produits industriels raffinés au détriment de fruits et légumes frais et locaux pourtant reconnus bien meilleurs pour la santé. Cet état de dépendance doit changer ! Et cela passe par la
prise en main de l’agriculture du pays par les petits paysans de Guadeloupe !
SOUTENONS LES
TRAVAILLEURS EN LUTTE ET LES CAMARADES VISES PAR LA REPRESSION
Oui, un grand soutien aux camarades de
l’ASFO, de Valkanaers, à ceux de TCSV, aux Contrats aidés. Un grand soutien à tous les travailleurs convoqués douvan tribinal a yo (Lendo, Naéjus, Gauthiérot, Delphin, …), la yo vé entewdi nou
palé kréyol (an péyi an-nou !!!).
Plus nous serons nombreux le 26, plus
nous constituerons un rempart solide contre la répression, pour la victoire des luttes en cours ! Alors, travailleurs, femmes à domicile, retraités, chômeurs, jeunes, précaires, petits
paysans, producteurs, artisans, petits commerçants, pêcheurs, le 26 octobre, faisons la démonstration de notre détermination à poursuivre la lutte pour mettre fin au règne des profiteurs et
exploiteurs et pour affirmer une volonté farouche de mettre fin à la dictature des possédants et de leur Etat.
Il faut leur signifier que « Yo pé
ké fè sa yo vlé an péyi an nou ! »
MAINTENANT NOUS DEVONS ALLER PLUS LOIN
ET AFFIRMER QUE C’EST NOUS QUI DEVONS DECIDER DANS NOTRE PROPRE PAYS.